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C’est quoi, la « culture du viol »?

On entend souvent l’expression « culture du viol » sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Mais qu’est-ce que c’est, en fait?


La culture du viol renvoie au fait de se trouver dans une culture, dans une société qui banalise, excuse, normalise et même encourage le viol ainsi que les agressions et violences à caractère sexuel en général.


Les perceptions qui en ressortent, bien qu’elles n’aient pas de sens, sont alors considérées normales. Elles transparaissent par des gestes, des paroles (par exemple, certains commentaires ou certaines questions) ou encore des comportements. Quand on vit dans une culture du viol, on entend et on nous apprend que le viol n’est pas si grave que ça, que le harcèlement sexuel n’est pas quelque chose d’intolérable, que l’agression sexuelle est due à la faute de la personne agressée, que le consentement n’est pas important ou qu’il est facilement ambigu, qu’il est difficile de percevoir ce qui constitue ou pas une agression, etc.


Dans une culture du viol, on responsabilise les victimes (en très grande majorité des femmes) par rapport à leur protection personnelle au lieu d’insister sur la nécessité pour les hommes (la plupart des agresseurs) d’avoir des comportements respectueux. On responsabilise aussi les victimes en leur insinuant que si quelque chose leur est arrivé, c’est forcément parce qu’elles ont fait quelque chose qui n’était pas correct, comme si l’agression était de leur faute et non de celle de l’agresseur. Dans une culture du viol, on affirme aussi rapidement que les victimes exagèrent, amplifient, dramatisent, se complaisent.


Dans une culture du viol, on encourage les hommes à cultiver une masculinité axée sur la domination et l’agressivité, et on apprend aux femmes qu’elles sont des proies. Par contre, on néglige d’apprendre aux prédateurs à ne pas être des prédateurs, et on essaie plutôt d’apprendre aux proies à ne pas être des proies. On ancre donc les genres dans des rôles qui, au final, favorisent les agressions sexuelles et le rejet de la culpabilité des agresseurs.


Idéalement, en laissant derrière la culture du viol, on cesserait de penser que les victimes sont responsables des crimes commis contre elles, comme c’est déjà le cas pour la plupart des autres crimes. On apprendrait aux hommes à laisser de côté cette masculinité toxique qui leur dicte des comportements de prédation. Et on punirait les criminels pour leurs crimes.




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